Tic...tac...tic...tac...horloge...dieu sinistre. Effrayant, impassible et implacable dont le doigt nous menace. On ne peut y échapper. Elle nous attire et nous entraine dans sa chute. Cependant, si nous nous forçons à l'ignorer, nous ne pouvons l'oublier.
Sa musique, faible et distincte, hypnotise...nous rebute, nous appelle et nous agace.
Nous pouvons rester des heures à regarder les secondes se perdrent et disparaitre comme un nuage de lait sur un cappuccino.
Chaque instant te devore une part de bonheur. Le temps se rembobine...aucune originalité, il ne change jamais. Il fait son interminable tour et ne modifie jamais sa route. Le temps est une boucle qui ne semble pas pouvoir se boucler. Lui, le cercle vicieux où passé, present et avenir se mélangent en une stricte symphonie...tic...tac...tic...tac... C'est cette même symphonie qui te rappel que ta vie est passé et que tout t'échappe sans possibilité d'un lien qui te reconduise à toi même .
Le temps est le sable qui s'ecoule lentement à travers les fissures du temps. Chaque grain est une seconde, chaque heure une tempête.
Midi sonne, mais le temps d'un battement de cils quinze heures annonce deja, avec pudeur, son entrée sur scène.
L'emprise est finie. Nous n'avons pas vue l'heure passer et deja celle de l'ecole a sonnée. Et toi, sadique horloge, tu te jouera de nous à ralentir le temps. Mais en attendant, il n'est plus l'heure. Demain est un autre jour et c'est la même horloge qui nous attendra de bonne heure!